Demi journée peuplée de Barbus et de puits de connaissances, le tout regroupé dans d’étroits locaux au sein de l’ENSEEIHT, c’est retour sur la Ubuntu Party 2009 !
J’ai choisi d’assister à la première des conférences destinées aux plus avertis, et qui porte le doux nom de « l’utilisation de Linux et des logiciels libres dans le domaine du serveur », et j’aurais aussi d’ailleurs bien aimé assister à celle concernant l’utilisation de Linux et de l’Opensource dans le monde de l’Embarqué.
C’est donc avec beaucoup d’espoir et un peu de retard que je presse le pas vers les bâtiments de l’ENSEEIHT. La délicate attention de la communauté qui a placardé des affiches et des flèches directionnelles rajoute à l’envie de voir ce que tout ça va donner.
La première impression, sur site, rend l’espace contraint et le monde oppressant. Du peuple. Beaucoup de peuple. L’entrée débouche sur un stand d’accueil acculé par la foule jusqu’au mur faisant face à l’entrée. Sur la gauche, un petit bras d’espace où des portables ont été alignés et où des organisateurs palabrent sur l’utilisation de Firefox et autres, l’espace démo donc. Difficile d’accès et de faible capacité de canal. La troisième échappatoire mène sur un amphi destiné aux conférences grand public. Un organisateur remarque ma détresse et me renseigne gentiment. Là-bas, derrière. Derrière ? Je ne vois rien que des têtes et des gobelets de café. Non, plus loin, les escaliers. Second floor.
J’écoute. Je pousse un peu des coudes et je découvre l’existence tangible des escaliers. Ouf !!! Peut-être y aura-t-il moins de monde…
L’étage est différent, mieux organisé, le centre constitue cette fois l’espace démo, articulé clairement, sur des tables, avec assez de place. Le bras, lui, mène aux salles de conférence. Justement, ne gênons pas trop. Direction, la conf.
A 2h moins 10, on était 7-8 d’assis dans la salle. A 2h, c’était plein comme un oeuf. L’intervenant, Nicolas Barcet, commence.
Premier point sur l’historique de l’OS Linux, vu du point de vue de l’utilisateur. La ligne de commande. C’est la naissance de GNU, suivie de celle de Linux, petit projet d’étudiant (1983 et 1991). Et puis, l’entrée de RedHat en bourse fait passer Linux du statut de petit projet intéressant, certes, mais académique, à celui d’alternative très prometteuse aux systèmes de production Unix.
Et puis c’est au tour des Desktop Environnments de pointer leur nez. Gnome et KDE voient le jour en 1996 et 1997 respectivement. Cette arrivée rajoute au potentiel de Linux la corde « poste de travail ». Pour la curiosité, petit détour par les distributions, historique et affiliation (Debian -> Ubuntu, Slackware -> Suse,…). On remarque d’ailleurs que les distributions sont arrivées un peu avant les Desktop Environnment.
Désormais, au sein des entreprises, il convient de s’attacher aux analyses qui diront si oui ou non la production peut s’appuyer sur Linux. Avec une nuance importante : il faut distinguer la part de marché en terme de revenu et la part de marché en terme d’unité de serveur. Malheureusement, si l’on creuse un peu, on s’aperçoit que les statistiques évoquées (environ 37% pour Windows et 19% pour Linux) sont établies grâce aux acteurs principaux de vente de PC, mais celles-ci ne renvoient pas un snapshot correct de la situation. En effet, combien d’administrateurs utilisent effectivement l’OS fourni ? Steeve Ballmer, quant à lui, estime de manière plus réaliste que la part Linux serait de 60% contre 40% de Windows.
Le crédit que l’on peut donc attacher à ce genre de statistiques n’est donc pas énorme. Nous pouvons donc en déduire que Linux peut tout à fait convenir aux besoins utilisateurs qu’aux besoin en terme de service, de qualité de service, de disponibilité et de sécurité au sein d’une infrastructure d’entreprise.
Cette idée précisée, nous nous mettons en quête des usages que (doit) satisfait(re) Linux.
L’auteur a proposé en libre accès, des enquêtes concernant les usages d’Ubuntu et les besoins qui sont prioritaires lors du choix de l’OS. Il en retourne qu’Ubuntu peut couvrir tous les usages et, que parmis les besoins, les plus importants ne sont pas ceux, comme le monde de l’entreprise voudrait le faire croire, qui concernent les aspects commerciaux et financiers -quoique-, mais ceux directement liés à la fiabilité d’un système en général : support, sécurité, mises à jour, cycle de vie.
Pourquoi ? Et bien parce que l’utilisation d’une distribution libre décharge de toute obligation d’échange commercial avec la communauté, ce qui relègue l’attention plus sur les points forts du systèmes qui trancheront en sa faveur que sur le coût qu’il implique. L’Administrateur Systèmes Réseaux gère donc complètement tous les éléments et il juge en fonction de l’efficacité et non émettant un avis et en reléguant la décision au service financier.
La conférence touche à sa fin. Une heure, c’est vraiment trop court. La minute question !
Remerciements et brouhaha incompréhensible, Nicolas Barcet sort sous les applaudissements.
Je retourne au rez-de-chaussée, et là, je suis dans l’effervescence, le public a fini sa conférence d’introduction aux Logiciels Libres et sort, conquis, enthousiasme, se ruant sur la boutique Ubuntu qui m’était passée inaperçue à l’aller. C’est le moment qu’ont choisi les Firefox Guys pour brandir leur gifts et inonder l’assemblée de badges, de stickers, de shirts à qui veut et de tatoos à l’eau. Je réussis à m’échapper de l’effet syphon avec les bras chargé de gifts, certains consciemment attrapés, d’autres, de provenance inconnue.
J’ai dû rater la partie technique (ooooh) mais c’était vraiment très sympa comme convention !!! A refaire !!!
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1 réponse à Ubuntu Party 2009 – Feedbacks
Ubuntu Party / OpenSource : let’s build a new World… | Kxan-Chibis
7 décembre 2009 à 17 h 32
[...] du Net, In Libro Veritas, la communauté Ubuntu et un tas de peuple. Résumé complet sur K-TUX [...]